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Bertrand Gantois, président des Architecteurs, tire des plans sur l'avenir

Bertrand Gantois, président du groupe Architecteurs, a officiellement inauguré le 19 mars dernier la toute nouvelle Ecole nationale des Architectes Bâtisseurs (ENAB). L'occasion pour lui de faire le point sur la bonne santé du groupe et de présenter une formation originale.

 
 
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Un mot sur le groupe donc avant de revenir sur cette formation originale qui semble faire l'unanimité parmi les premiers élèves. «La tendance est de limiter le rôle de l'architecte à la conception, éventuellement au contrôle du respect de son oeuvre», a expliqué B. Gantois en préambule de son discours d'inauguration. «Mais nous voulons que l'architecte contrôle aussi la réalisation des travaux, c'est comme ça que furent construites les cathédrales», a-t-il ajouté.

Cette école, située à Draveil en Ile-de-France, propose à des architectes confirmés ou des architectes nouvellement diplômés une formation en deux ans afin, la première année, d'acquérir une formation de contractant général et, la seconde année, si l'étudiant(e) le désire, d'acquérir une formation additionnelle lui permettant ensuite d'intégrer le groupe.

L'originalité de la formule réside notamment dans le fait que cette formation est gratuite pour les étudiants sélectionnés (sur entretien) qui sont par ailleurs rémunérés dans le cadre d'un contrat de qualification. Autre originalité, pendant la semaine de cours (une semaine par mois), étudiants et professeurs, qui viennent de toute la France, vivent ensemble, logés et nourris, en immersion complète, de quoi tisser des liens avant l'intégration en réseau.

Les élèves qui ont intégré l'école en octobre dernier semblent particulièrement satisfaits de la formule. «L'architecte n'est pas seulement un concepteur et cette formation offre un vrai complément par rapport à ce que nous avons appris à l'école, où je n'ai jamais fait de chiffrage par exemple», explique Karine, qui sort directement de l'école d'architecture. Ce décalage entre l'école qui «apprend à rêver» et l'apprentissage pratique qu'ils découvrent et leur permet de prendre confiance en eux est, spontanément, la première satisfaction exprimée. «Il y a ici un vrai partage des connaissances», se félicite Fabrice, ingénieur.

«Il y a une très forte prise de conscience des risques très en amont, ce qui vaut mieux que d'apprendre par l'erreur qui peut être fatale», continue Juliette, qui était employée d'une société d'architecteur (SAR) tandis que Nathalie, qui 'grattait' dans une agence traditionnelle, se félicite que, dès l'esquisse, il leur faut prendre en compte tous les paramètres, notamment ceux du coût et des délais.

L'idée de devenir ensuite architecteur, au contraire d'architecte libéral, fait son chemin. «C'est une opportunité», assure Nathalie, «une chance», renchérie Fabrice. «Ce sont des gens qui gagnent correctement leur vie», remarque Juliette. De quoi effectivement convaincre de jeunes architectes.

De fait, tout le monde semble tellement convaincu de la pertinence de la formule que Bertrand Gantois estime qu'il est possible pour les étudiants les plus mûrs et/ou expérimentés de pouvoir prendre en charge une succursale d'une société existante à l'issue des deux ans. Pour les autres un emploi leur ait promis à l'issue de la formation afin d'acquérir l'expérience qui leur permettra de devenir associé à leur tour. Enfin, le groupe mettra à la disposition de ses premiers diplômés les moyens humains du groupe afin de les aider à l'installation, laquelle demande par ailleurs un capital initial minimum, soit 15.000 euros seulement.

Reste à Bertrand Gantois à atteindre deux objectifs. Le premier concerne la fameuse licence d'exercice suggérée par le Livre Blanc des architectes, dont la formation proposée par les architecteurs n'est qu'une autre déclinaison. En effet, B. Gantois envisage de porter cette formation à trois ans afin que ses étudiants puissent obtenir un diplôme reconnu et, pourquoi pas, un diplôme de maîtrise d'oeuvre. «Le succès de cette première année nous y encourage», dit-il.

Le second, plus difficile à atteindre encore, est d'obtenir une modification de la loi MOP, qui dissocie conception et construction, afin que les maîtres d'ouvrage publics, «qui enragent à propos des procédures compliquées pour de petits travaux d'aménagement puissent faire appel à nous», explique Bertrand Gantois.

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