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AZC, architecture « multiculture »

© Cyberarchi 2019

Française mais aussi roumaine et suisse, à eux deux, les fondateurs de l'AZC, Grégoire Zündel et Irina Cristea possèdent chacun deux nationalités. Ajoutez à cela des collaborateurs venus d'Italie, du Canada, de Lettonie ou encore du Mexique, et vous aurez compris que le multiculturalisme est une valeur forte de cette agence qui a fêté ses 10 ans cette année .

 
 
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« La diversité nous aide à transgresser les frontières culturelles et géographiques, à être efficaces dans nos projets, sans a priori. » C'est sur cette profession de foi dynamique et enthousiaste que l'Atelier Zündel et Cristea Architectes a été fondé en 2001. Et comment aurait-il pu en être autrement puisqu'il est né de la rencontre de deux architectes multinationaux et polyglottes ? Irina Cristea, 45 ans, est née à Bucarest. Elle suit d'abord des études dans sa ville de naissance à l'université d'architecture et d'urbanisme Ion Mincu (du nom d'un architecte et ingénieur roumain) puis quitte sa Roumanie natale direction l'université de South Bank à Londres. Elle s'inscrit ensuite à l'Ecole nationale supérieure d'architecture de Strasbourg (ENSAS) où elle rencontrera Grégoire Zündel, de trois ans son cadet, son futur compagnon et associé. A la fin de ses études, Irina Cristea enchaîne les expériences auprès de grands architectes, en particulier auprès de Massimiliano Fuksas (Grand Prix national de l'Architecture en 1999), dans l'agence du Besset-Lyon à Paris, et à Hong Kong, chez Hsin Yieh Architects, une agence qui existe depuis plus de 80 ans en Chine.

Une rencontre, des expériences

Hong Kong, c'est aussi là, à l'autre bout du monde, dans l'agence Terry Farrel & Partners, que Grégoire Zündel va exercer son métier d'architecte après avoir été diplômé lui aussi de l'ENSAS. Autres points communs avec Irina, lui aussi a travaillé pour Massimiliano Fuksas. A leur retour en France, il entre chez Jacques Ferrier Architectures (grand prix national de l'architecture, architecte du Pavillon de la France pour l'Exposition universelle de Shanghai 2010), une agence qui accorde une importance particulière aux problématiques environnementales. Après cette expérience, Grégoire et Irina se sentent prêt à se lancer à leur tour dans l'aventure de la création d'agence, en duo.

2001-2011, dix ans d'architecture et déjà l'heure des premiers bilans. Le chiffre d'affaire de l'atelier ZC, en constante augmentation, a été multiplié par sept en dix ans. AZC a concouru sur plus de 90 projets et livré 15 bâtiments. Huit autres sont actuellement en chantier. Ses efforts en direction d'une architecture durable a été reconnu par différents prix, en particulier en 2010 l'agence a reçu une mention spéciale au concours lancé par le magazine américain eVolo pour la conception d'une tour à Paris (projet distingué aussi au MPIM 2011) et surtout en 2009 le prix « Bas Carbone » (organisé par EDF) pour un projet de réhabilitation d'une maison à Vincennes.

L'agence a aussi été récompensée pour la réalisation de la Trésorerie de Muntzenheim (2005), en recevant le prix « Grand Est ». Sur une surface hors oeuvre nette (SHON) de 290 m², elle offre 190 m² de bureaux et inclut une cafétéria, des archives et un local sécurisé. D'extérieur, elle se présente comme un monolithe de métal, qui semble flotter à quelques centimètres au-dessus du sol grâce au socle sur lequel il a été posé. Le bâtiment possède ainsi une lisibilité forte malgré sa taille relativement petite et son isolement.

Premiers bilans

C'est aussi une volonté de lisibilité qui a présidé aux propositions d'AZC pour la construction de plusieurs stations pour les deux lignes du métro de Rennes (une ligne est encore en construction). Un projet conçu autour de cinq notions clés : lisibilité, fonctionnalité, durabilité, accessibilité, sécurité. Résultat : des stations très aérées, baignées de lumières, tout en hauteur avec le moins possible de plafond ou de cloisonnement. Les passerelles permettent une vue d'ensemble qui d'une part facilite la circulation et d'autre part évite l'écueil de la sensation d'enfermement inhérente au métro. Fin prévue des travaux : 2015.

D'ici là, l'agence se concentre sur la fin de l'un de ses plus gros chantiers : un immeuble à usage mixte dit « Claude Bernard », dans le XIXe arrondissement de Paris. Sur une surface au sol de 1000 m², cet immeuble de neuf étages accueillera des commerces mais surtout une maison de retraite sur cinq niveaux (environ 6000 m²) et au-dessus proposera des étages d'habitations ( 3000 m²). Un bâtiment ambitieux de 15 millions d'euros qui devrait être achevé cette année. Comme la surface est chère dans Paris, l'agence s'était trouvée confrontée à un double impératif : rentabiliser l'espace sans pour autant dessiner une architecture compacte. La solution a résidé dans un jeu subtil de décollements de certaines façades pour casser la compacité de l'immeuble et par l'installation de généreuses coursives aérant l'ensemble. Objectif : répondre au cahier des charges du projet, tout en tirant le meilleur parti de la rareté de l'espace.

C'est là un principe de d'Irina Cristea et Grégoire Zündel : ne pas imposer à l'avance un style prédéfini mais s'adapter aux particularités de chaque projet, répondre aux questions posées par le site, le programme et le budget. Une démarche étape par étape qui permet à cette toute jeune agence de s'imposer peu à peu comme un acteur qui compte dans l'architecture actuelle.

Marie-Clarté Mougeot

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