• Accueil
  •  > 
  • Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Rejoignez Cyberarchi : 

Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin

Stéphane Chalmeau : Copyright 2017

Pour les architectes Anne-Flore Guinée et Hervé Potin (Agence Guinée*Potin Architectes), dans n’importe quel projet d’architecture, la maîtrise économique ne se fait pas au dépens du reste. L’exemple nous vient de Vioreau où il a fallu composer avec l’existant pour conquérir le restant.

 
 
A+
 
a-
 

A une trentaine de kilomètres au nord de Nantes, sur la commune de Joué-sur-Erdre se trouve la parcelle délimitée sur ses trois côtés et ouverte au sud sur Vioreau, un étang artificiel créé au 19ème siècle pour permettre l’alimentation en eau du canal de Nantes à Brest.

 

Le millefeuille nautique

 

Dès le départ, l’un des points les plus importants étant le budget restreint, les architectes ont décidé de garder l’ensemble des éléments avoisinant sauf un édifice désuet qui contient de l’amiante à démolir pour l’occasion.

 

Le contexte étant à forte écriture paysagère, les architectes ont implanté un édifice qui réinterprète d’une manière nouvelle les divers aspects vernaculaires du site. Tandis qu’un voile en béton matricé recouvert par endroits d’étendues de couleurs aux formes claires donne un aspect rocheux au rez-de-chaussée, la partie haute présente une couche vitrée. Cette dernière s’enveloppe au nord, à l’est et à l’ouest par une peau en bois faisant un clin d’œil aux constructions du pays de la Mée.   

 

Cette superposition de couches renvoie à une approche contextuelle vis-à-vis du programme qui comprend la base de loisirs dont plusieurs espaces de stockage, des vestiaires, un logement pour le gardien, des salles de cours et un mur d’escalade.

 

L’architecture et le paysage au diapason

 

Par soucis d’économie d’énergie et pour avoir un chantier à faible nuisance, les architectes ont adopté la préfabrication en atelier qui donne des résultats tout à fait satisfaisants dans le domaine de la maîtrise des détails. D’un autre côté, une structure poteau-poutre béton a été le gage d’un édifice à inertie stable tout en permettant à l’ensemble une évolution future. Quant au toit en pente, végétalisé, il constitue une valeur ajoutée aux qualités environnementales du projet. Un peu plus loin, la partie sud de la pente permet discrètement la pose de panneaux solaires tout en gardant intacte l’esthétique du bâtiment. 

 

« Notre démarche consiste en la réduction au minimum de l’emprise des surfaces imperméables pour favoriser l’infiltration sur site. Ce sont autant de lignes structurantes, qui permettent de conserver des continuités biologiques sur le site. Par ailleurs, par souci de respecter l’enveloppe budgétaire, les sols existants sont peu touchés, et les voiries existantes sont conservées. » Racontent les architectes qui mis à part le côté purement architectural du projet ont réussi un impressionnant pari, celui de la mise en œuvre d’une palette végétale adaptée au contexte climatique qui demandent peu d’entretien et peu d’eau.

 

Comme des chefs d’orchestres accomplis, Anne-Flore Guinée et Hervé Potin ont réalisé encore une fois un travail d’orfèvre qui met l’architecture et le paysage au diapason tout en discrétion. Un élégant travail qui revisite l’écriture locale.

 

Sipane Hoh

Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Au pays de la Mée, l’écriture champêtre selon Guinée*Potin
Catégories
CYBER