• Accueil
  •  > 
  • Allez-Up, la mutation d’un vestige industriel en centre d’escalade
Rejoignez Cyberarchi : 

Allez-Up, la mutation d’un vestige industriel en centre d’escalade

Stéphane Brugger : Copyright 2019

S’insérant au cœur du projet de revitalisation du Sud-Ouest de l’île de Montréal, les anciens silos de la raffinerie Redpath ont été reconvertis par l’agence d’architecture Smith Vigeant en un lieu unique en son genre, un centre d’escalade qui offre les plus hautes grimpées en Amérique du Nord. Un projet qui a remporté plusieurs prix dans le pays.

 
 
A+
 
a-
 

La Pointe-St-Charles était jadis un paysage agricole qui ne comptait que quelques maisons villageoises. A partir de 1826, le quartier subit quelques changements dont la construction du canal Lachine, la ligne ferroviaire du Grand Tronc et le pont Victoria. Depuis 1950, les rives du canal deviennent le berceau de l'industrie au Canada dès lors diverses compagnies s'y installent dont la raffinerie Redpath. Le quartier alors à son apogée voit son élan économique s'essouffler après la deuxième guerre mondiale et surtout suite à l'ouverture de la voie maritime du Saint Laurent en 1959. En 1970, le quartier se vide peu à peu après la fermeture définitive de l'usine.

 

En 2002 la réouverture du canal donne un nouveau souffle à tout ce secteur. Les silos qui pendant longtemps délaissés n'accueillaient qu'une poignée de curieux et de graffeurs, ont été placés au centre d'un projet novateur leur redonnant une raison d'être. Le centre d'escalade « Allez-Up » en fait partie, il concilie l'héritage social et industriel du quartier et vise à offrir des équipements uniques aux grimpeurs.

 

Le projet tourne autour d'un élément central, la paroi d'escalade, qu'elle soit inclinée, verticale ou en surplomb, dicte le mouvement de l'enveloppe externe de l'édifice. Tandis que les immenses fenêtres créent l'interaction avec la rue adjacente (St-Patrick), les éléments métalliques de la paroi d'escalade rendent hommage au caractère industriel du lieu. Pour protéger les grimpeurs de l'éblouissement, les fenêtres orientées au sud sont munies d'un système d'occultation. À la nuit tombée, l'éclairage vient créer un effet dynamique sur les façades et transforme le centre en un symbole pour tout le quartier.

 

Dans un souci d'économie d'énergie, l'agence d'architecture a entrepris différentes démarches qui inscrivent le bâtiment dans la durabilité, que ce soit l'orientation, la réduction du chauffage, la ventilation naturelle, le toit végétalisé, tout a été pensé pour un engagement attentif au développement durable.

 

 

Les architectes n'ont pas délaissé pour autant la mémoire des lieux, ainsi, de nombreux éléments de valeur récupérés lors de la démolition ont été intégrés à l'aménagement intérieur. Et, finalement pour partager l'histoire avec les visiteurs, des panneaux d'interprétation expliquant l'évolution du quartier au fil du temps sont exposés dans le hall d'entrée du centre.

 

Plus qu'un simple lieu de divertissement, le centre « Allez-Up » devient donc l'un des éléments fondateurs qui en peu de temps à réussi à réveiller un quartier entier.

 

Sipane Hoh

Les photos : © Stéphane Brugger

Allez-Up, la mutation d’un vestige industriel en centre d’escalade
Allez-Up, la mutation d’un vestige industriel en centre d’escalade
Allez-Up, la mutation d’un vestige industriel en centre d’escalade
Allez-Up, la mutation d’un vestige industriel en centre d’escalade
Allez-Up, la mutation d’un vestige industriel en centre d’escalade
Allez-Up, la mutation d’un vestige industriel en centre d’escalade
Allez-Up, la mutation d’un vestige industriel en centre d’escalade
Allez-Up, la mutation d’un vestige industriel en centre d’escalade
Allez-Up, la mutation d’un vestige industriel en centre d’escalade
Mot clefs
Catégories
CYBER