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Alireza Razavi, l’architecte sans frontières

© DR : Copyright 2018

Du design d’une table à la conception d’un immeuble, de l’étude d’un projet aux plans d’exécution, de Paris à New York en passant par Londres, tout ce qui porte la griffe d’Alireza Razavi souffle l’excellence. Rencontre avec un architecte en marge et pourtant bien impliqué dans son temps.

 
 
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Il est en marge par rapport à des architectes qui manient adroitement la communication, Alireza Razavi est un personnage discret malgré ses projets pluridisciplinaires situés sur plusieurs continents. Dans son antre parisien de la rue de Trévise où règne ordre et bien-être, l’architecte conçoit, crée, dessine, mais aussi, tel un chef d’orchestre accompli, dirige son équipe ainsi que les autres succursales de l’agence. 

 

En marge des dépenses publiques

 

Alireza Razavi est à la tête d’une agence parisienne de 11 personnes, il exerce l’architecture aussi bien en France qu’en Angleterre ou aux Etats-Unis. Pourvu d’une culture sans frontière, due aussi bien à ses origines qu’à ses diverses années d’études et de travail à l’étranger,  l’architecte possède un large panel de projets. Nous remarquons qu’il s’agit néanmoins en France d’une maîtrise d’ouvrage privée. Pas de concours, soumis à financement public mais un nombre important de personnes qui lui font confiance pour mener à bien leur projet. Encore une fois, en marge du stéréotype de l’architecte qui passe une bonne partie de l’année à préparer les concours et amoncelle sans cesse les différentes charrettes, Razavi travaille parfois en téléconférence, à distance mais toujours avec le même enthousiasme.  

L’architecture d’Alireza Razavi se dévoile tout autant par ses projets de taille importante que par les plus modestes. En effet, l’homme de l’art confirme cette affirmation avec le plus grand sérieux en donnant l’exemple mythique de l’entrée de la Fondation Querini Stampalia. Cette référence de Carlo Scarpa n’est pas quelconque, elle montre la sensibilité de l’architecte pour les détails. Des détails qu’il prend plaisir à contempler, ici et là, selon ses périples qu’ils soient perceptibles sur une construction modeste située dans la campagne française ou en visitant un projet de grande renommée dans une métropole mondiale. L’homme qui a travaillé vers divers horizons et auprès de très grands architectes, reste discret malgré les signatures prestigieuses qu’il n’a cessé de côtoyer. 

Cette retenue est visible dans les projets qu’il a réalisés. Citons par exemple une maison que Razavi a créée en Bretagne pour un photographe ou un chalet contemporain en Haute-Savoie, dans les Alpes. Deux réalisations qui montrent la capacité de l’architecte à aller au bout de ses convictions. A la fois épurées et sobres, les deux constructions sortent de l’ordinaire, répondent avec justesse aux diverses contraintes et manipulent avec adresse les différentes matières. Pas étonnant qu’en parlant de maison individuelle ou familiale, l’architecte qui aime par ailleurs les réalisations de Gio Ponti, cite ses idoles: Frank lloyd Wright ou Alvar Aalto ou encore Le Corbusier. 

 

En marge des conventions locales

 

Alireza Razavi met en avant le dessin en architecture, probablement dû à sa collaboration avec plusieurs bureaux d’ingénierie. Les projets de l’agence sont par ailleurs disparates, y figurent entre autres l’aménagement de lieux de travail comme le siège de la compagnie d’assurance « La Parisienne », le siège parisien de « Keolis » ou encore les bureaux de la start-up « Zags » à New York. L’agence travaille également sur un immeuble résidentiel en béton à New York ainsi qu’un édifice de 11 000 m² situé dans le XIXe arrondissement parisien, dont le chantier va commencer bientôt ou encore un immeuble situé en plein cœur de Londres dans le quartier de Kensington. 

En parlant de ces projets, l’architecte raconte les diverses difficultés rencontrées pour concevoir en béton à New York, ville connue surtout par ses constructions en acier, un challenge qu’il a réussi avec brio. De même concernant l’édifice parisien, le projet s’est avéré beaucoup plus complexe qu’attendu, dû au défi de concevoir 170 logements sur une parcelle qu’il va falloir dépolluer et dont le permis n’a reçu aucun recours. Quant à l’immeuble londonien, il concentre toutes les restrictions de la législation anglaise en terme de préservation de façades et de notion de patrimoine. Des exercices complexes où l’architecte polyvalent a fait face avec résolution. Une opiniâtreté qui est devenue entre temps le moteur de l’architecture de Studio Razavi Architecture.

A noter que dès le 06 décembre 2018 jusqu’au 12 janvier 2019, la Galerie d’architecture consacre une exposition monographique au Studio Razavi Architecture, l’occasion de découvrir les plus importants travaux de l’agence.

 

Sipane Hoh

Alireza Razavi
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