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A Rennes, de séduisants logements signés a/LTA architectes

Stéphane Chalmeau : Copyright 2019

C’est le doux fruit qui résulte d’une témérité dont a fait preuve l’agence rennaise a/LTA architectes – urbanistes (Alain Tassot, Jean-Luc Le Trionnaire, Maxime Le Trionnaire et Gwénaël Le Chapelain). Il s’agit d’un ensemble de vingt logements situés sur une légère pente en surplomb donnant sur le Boulevard De Lattre de Tassigny. Un projet complexe qui doit satisfaire deux réglementations.

 
 
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L’histoire est incroyable et pourtant les délais dévoilent une vérité incontestable. Un propriétaire qui voulait construire à la place de son pavillon un immeuble de plusieurs étages tout en répondant aux diverses exigences qu’elles soient urbaines ou réglementaires. Commence alors un travail méticuleux entre les architectes et le promoteur (Bati-Armor) pour offrir une architecture de qualité aux propriétaires. Ainsi voit le jour un édifice de vingt appartements dont un duplex au dernier étage.

 

De la patience jusqu’à la persévérance

 

La parcelle est simple mais elle a crée dès le départ quelques difficultés que les architectes étaient obligés de gérer avec prudence. Vu sa situation, le projet devait satisfaire à deux réglementations, d’une part le plan local d’urbanisme (PLU) qui exige que la façade à l’alignement sur rue soit matérialisée à 50% de sa surface et d’autre part le  plan de prévention des risques d'inondation (PPRI) qui impose à l’angle de la parcelle un retrait de sa façade. Une organisation rigoureuse ainsi qu’un agencement astucieux étaient donc nécessaire pour démêler les contraintes. C’est ce qui explique la forme désarticulée de la façade donnant sur le canal.

 

Les architectes, ont conçu, comme leur habitude, un édifice élégant, épuré avec des espaces généreux et d’impeccables proportions. Concernant les matériaux utilisés, le béton tantôt blanc tantôt lasuré se révèle dans toute sa splendeur où sur certaines parties de la façade il alterne mat et brillant. Ce qui confère à l’ensemble des teintes changeantes suivant la luminosité et les heures de la journée. De petites tranches de la façade sont habillées de pierre augmentant la sensation de sobriété de l’édifice.  

 

Un pan en avant, un pan en arrière

 

La confrontation des contraintes a impliqué un jeu géométrique habile qui donne une singulière écriture architecturale à l’ensemble. Des jardins d’hiver viennent agrémenter le volume et tout en servant de tampon thermique pour certaines pièces prolongent ces dernières et leur donnent un savoureux sentiment de dégagement. Que ce soit grâce au jeu subtil des volumes sur la façade ou bien à celui de l’alternance des creux et des vides, l’effet de masse est ainsi estompé. 

 

Alors que l’entrée principale se trouve côté boulevard, un accès secondaire donne vers l’arrière du bâtiment (côté rue Anatole France) où l’on trouve des fractions végétalisées sous forme de dunes parmi lesquelles les habitants peuvent se déplacer. Les passages ainsi que les lots de jardin forment un espace commun clôturé par un petit muret et à l’abri des regards.   

 

Après une attente qui a duré plusieurs années, la parcelle a trouvé un nouveau convive, un édifice aux lignes raffinées conçu pour durer. Les architectes d’a/LTA (Alain Tassot, Jean-Luc Le Trionnaire, Maxime Le Trionnaire et Gwénaël Le Chapelain) peuvent être satisfait de leur production !

 

Sipane Hoh

 

Les photos : © Stéphane Chalmeau    

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