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A Paris, AAVP architecture réalise un programme contextuel

Luc Boegly : Copyright 2017

 

Contextuelle l’architecture ? Pas toujours. Deux écoles et deux conceptions s’affrontent continuellement. A chacune ses convictions mais malgré leur divergence c’est dans leur complémentarité que se forme la ville. A Paris, l’architecte Vincent Parreira a réalisé un projet qui s’insère parfaitement au lieu en puisant dans l’histoire qui le compose.   

 
 
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En Avril 2016, le 10ème arrondissement parisien s’est enrichi d’un nouveau projet mixte conçu par l’agence AAVP Architecture (Vincent Parreira). Le programme contient la démolition d’un terrain de tennis désaffecté et la construction de soixante-neuf logements sociaux et d’un gymnase ; le tout entouré d’agréables espaces plantés.

 

Les boîtes d’allumettes

 

De loin, le projet est identifiable parmi ses voisins et pourtant il reprend les mêmes codes que ces derniers et s’appuie sur l’histoire pour faire émerger un projet ancré dans son quartier. Vincent Parreira a mis en œuvre une multitude d’astuces qui forment un ensemble délicat à la fois singulier et novateur. A l’image du mélange des populations, des mémoires, des diverses activités et des multiples constructions qui forment le quartier, les logements sociaux coexistent sur une même parcelle avec un gymnase croisant délicatement deux entités disparates.   

L’édifice se trouve à l’angle de deux rues et constitue une belle curiosité en affichant toute son originalité. En effet, au dessus d’un rez-de-chaussée à la façade enveloppée par une fine couche de dentelle (qui filtre la lumière pour ne pas gêner la pratique sportive) se développe un volume de cinq étages formés d’une multitude de parallélépipèdes en mélèzes. Ces derniers, savamment maniés offrent une particularité à la façade qui semble posséder un côté ludique pouvant manquer cruellement à d’autres constructions.

 

Embarquement individuel

 

La même forme de loggia en mélèze répétée sur cinq niveaux confère à l’ensemble une profondeur qui profite au gracieux jeu d’ombre et de lumière. Ce dernier, mis à part qu’il rend la façade plus dynamique, module l’éclairage ainsi que l’ensoleillement au sein de chaque logement. Quant à l’accès à chaque habitation, elle s’avère être une promenade dont l’architecte s’est donné apparemment à cœur joie la conception. Ainsi, donnant sur un jardin semi-privatif, un arrangement inspiré des immeubles d’habitation parisiens des années soixante ou soixante-dix, chaque unité possède plusieurs caractéristiques qui dépassent les attentes en matière de logements sociaux.

C’est en empruntant une longue coursive située à cinq mètres de la façade arrière que les habitants accèdent à leur logement. Une fois le long passage entamé, il reste encore une dernière étape à franchir, une passerelle exclusive pour chaque logement. La structure complexe qui résulte de l’assemblage des coursives métalliques forme un paysage en soi qui donne sur un jardin conçu par l’atelier Roberta. Le sentiment d’habiter dans un petit village peut bien accompagner les visiteurs malgré le fait que l’immeuble se trouve en plein Paris. Un doux paradoxe qui montre l’habileté des différents acteurs du projet.

A Paris, au croisement du passage Delessert et de la rue Pierre-Dupont, se trouve aujourd’hui une étonnante composition dont l’arrangement atypique conjugue astucieusement le passé, le présent et le futur. Une remarquable réalisation !

 

Sipane Hoh

 Programme contextuel à Paris
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