• Accueil
  •  > 
  • A Clermont-Ferrand Boris Bouchet redonne la vie à une ancienne demeure
Rejoignez Cyberarchi : 

A Clermont-Ferrand Boris Bouchet redonne la vie à une ancienne demeure

Benoît Alazard : Copyright 2018

 

Une situation exceptionnelle, un ouvrage qui date du XVIIIe siècle mais plusieurs difficultés qui rebutent tout investisseur. Malgré tout, l’architecte relève le challenge et convainc le maître d’ouvrage des qualités patrimoniales de l’édifice. Il en résulte une habitation unique dans son genre.

 
 
A+
 
a-
 

Située sur la butte médiévale constituant le centre ville de Clermont-Ferrand, non loin de la Place de Jaude, la situation de la parcelle est remarquable. Néanmoins, la configuration du bâti est compliquée, la maison possède une seule façade qui donne sur le nord et s’ouvre sur une rue très étroite. A la fois exiguë, manquant de lumière naturelle, comportant un intérieur humide et sans garage, il s’agit de plusieurs données complexes qui excluent la propriété du marché immobilier.

 

Dégager la vue

 

Le maître d’ouvrage privilégiant la situation dans la ville a sollicité Boris Bouchet. Ce dernier, malgré les réticences qui entourent jusque là la propriété, entame une visite attentive des lieux. Après plusieurs vérifications de faisabilité, l’architecte accepte la réhabilitation comme un défi en proposant une approche patrimoniale qui sied bien selon lui à l’ensemble.

Pour cela, il a fallu une longue haleine et surtout des recherches tournées vers l’exploration des capacités techniques et réglementaires de cette architecture dans le but de faire rentrer la lumière à l’intérieur du bâti et de dégager des vues, le tout en gardant l’esprit historique caractéristique de l’architecture du centre-ville.

« La proximité de la façade lui faisant face, l’orientation au Nord et la composition historique ne rendaient pas pertinent le percement de nouvelles ouverture sur la façade principale, sur rue. Après négociation avec les voisins, une petite cour étroite contiguë, qualifiée en cour commune dans la vente, nous a permis d’ouvrir une grande baie sur l’ancien héberge, en façade est, permettant de profiter de quelques rayons de soleil le matin et ouvrant une très belle vue biaise sur la cathédrale de Clermont-Ferrand », raconte l’architecte qui a remarqué que le PLU de la ville autorisait des alignements en hauteur sur les maisons voisines, ce qui lui a permis de construire un étage supplémentaire.

 

Bienvenue à bord

 

La résidence qui compte désormais cinq étages commence à prendre forme. A l’instar d’une petite tourette, chacun des différents niveaux trouve sa place dans l’ensemble. Le premier étage qui se situe au dessus d’une cave semi enterrée, contient l’entrée ainsi qu’un atelier, tandis que le deuxième niveau est constitué de deux chambres à coucher. Les espaces de vie s’articulent sur les trois niveaux supérieurs autour d’un volume en double hauteur et la cuisine s’installe à la surprise générale au dernier étage, dans l’extension qui jouit d’une vue imprenable sur les toits de la ville. Un autre point important est à signaler, il s’agit du recul sur l’alignement de la nouvelle façade est qui a dégagé une loggia panoramique, un petit coin de paradis isolé du reste mais ouvert sur la cité. Un arrangement étonnant qui a engendré une configuration atypique trouvant une grande grâce aux yeux des utilisateurs des lieux.

« La configuration verticale de la maison et la petite surface de chaque étage nous a poussé à imaginer les situations d’habiter dans une logique d’efficacité fonctionnelle et de modularité. Comme dans un bateau, chaque pièce est organisé autour d’un ensemble de mobilier sur mesure, fabriqué avec les très économiques panneaux de troisplis épicéa », nous fait part Boris Bouchet. Ce dernier a réussi un joli tour de main qui non seulement sauve une résidence insalubre mais lui donne un nouveau souffle.

Néanmoins malgré les détails soignés plusieurs points importants sont à signaler comme le placard du salon qui cache un lit rabattable ou l’arrière du meuble cuisine qui sert de garde-corps ou encore les volets intérieurs placés au-dessus de la baignoire qui ouvrent la salle de bain sur la chambre, de nombreuses petites astuces maniées d’une main de maître pour enjoliver, arranger et optimiser l’ensemble. Nous pouvons reconnaître la patte de l’architecte qui, par ailleurs, accorde une attention particulière à chacune de ses réalisations.

Avec cette maison de cinq étages, Boris Bouchet et l’équipe qui a travaillé à ses côtés, constituée de Maxime Leclercq, Guillaume Varraud et de Christophe Desvignes, ont réussi un pari difficile tout en montrant une justesse architecturale où certaines difficultés s’effacent au profit d’une finesse de conception et d’une esthétique fonctionnelle.

 

Sipane Hoh

Ouvrage du XVIIIe siècle
Ouvrage du XVIIIe siècle
Ouvrage du XVIIIe siècle
Ouvrage du XVIIIe siècle
Ouvrage du XVIIIe siècle
Ouvrage du XVIIIe siècle
Ouvrage du XVIIIe siècle
Ouvrage du XVIIIe siècle
Ouvrage du XVIIIe siècle
Ouvrage du XVIIIe siècle
Ouvrage du XVIIIe siècle
Ouvrage du XVIIIe siècle
Ouvrage du XVIIIe siècle
Ouvrage du XVIIIe siècle
Ouvrage du XVIIIe siècle
Ouvrage du XVIIIe siècle
Ouvrage du XVIIIe siècle
Ouvrage du XVIIIe siècle
Ouvrage du XVIIIe siècle
Ouvrage du XVIIIe siècle
Ouvrage du XVIIIe siècle
Mot clefs
Catégories
CYBER