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La seconde édition du Global Award est bien engagéeLe Global Award est décerné chaque année en septembre par un jury international. Le lauréat, choisi parmi cinq architectes nommés en raison de leur démarche 'architecture durable', se voit confier la commande d’un projet public d’habitat qui sera construit sur le territoire de l’Opération d’Intérêt National (OIN) de Seine Aval. Une seconde édition pleine de promesses.publié le 05/03/2008A l'énoncé, le 24 septembre dernier, du lauréat du premier 'Global award for Sustainable architecture', attribué à l’architecte autrichien Hermann Kaufmann et, à travers lui, au Vorarlberg, il était permis de penser que ce nouveau prix, qui se veut rien moins que "le Prix de référence dans le monde en matière d'architecture durable", ne soit qu'une autre récompense forte de bons sentiments baignant dans de l'eau tiède. Mais force est de constater pour cette seconde édition, dont les nominés ont été annoncés fin février 2008, que le parti pris (le pari ?) que "les oeuvres des nominés témoignent d’une architecture contemporaine" et que "leur architecture réponde aux nouvelles priorités et aspirations des sociétés" est tenu.
publicité Dans l'hypothèse où l'un de ceux-là serait lauréat, la confrontation de son expérience avec le contexte des Yvelines pour la conception de son projet dans le cadre de la collection Manifeste* risque de se révéler savoureuse et riche d'enseignements. Il serait par exemple tout à fait intéressant d'imaginer la Sud-Africaine Carin Smuts proposer un 'multi purpose centers', un concept proche de celui des 'Free Zones' du Nigéria**, soit un lieu communautaire ne paraissant jamais totalement achevé tant il a pour vocation d'évoluer tout le temps. Ou encore d'imaginer la surprise de l'équipe de Rural Studio, habituée à la misère crasse de certains coins du sud profond des USA, de retrouver à quelques kilomètres de Paris des éléments d'une histoire que les membres de l'équipe croyaient sans doute singulière. Eco-auto-construction en carton recyclé à Mantes-la-Jolie, que fait la police ? Et, dans le même esprit, quelle idée - celle de Fabrizio Carolà - que de produire un prototype avec les matériaux locaux afin que les habitants puissent, à leur tour, eux-mêmes construire leurs logements. Ou encore celle de Alejandro Aravena (Elemental team) soit, dans le cadre du logement social, une série de L en béton, accolés, contenant sur deux étages la cellule déjà financée. Il appartient ensuite aux habitants de construire eux-mêmes de nouvelles pièces, dans le vide du L, au fur et à mesure de leurs moyens. Pour le coup, voici donc, comme le promettait Marie-Hélène Contal***, après une première session "qui devait rendre clair et lisible le concept d’architect(ur)e durable", une sélection qui fait place à "l’engagement social dans les pays émergents". Si l'on y ajoute en effet le développement durable, c'est en France qu'une telle brochette d'architecte va peut-être faire 'émerger' nombre d'élus locaux. La présence dans la sélection de Philippe Samyn (Samyn and partners) procède d'une autre problématique. Ce qui est ici mis en exergue est la distance critique de cet architecte-ingénieur vis-à-vis des 'cultes', qu'il s'agisse de celui voué par le 20ème siècle à l’efficacité fonctionnelle ou de celui voué aujourd'hui au 'scientisme vert'. Il s'élève ainsi contre les éoliennes, "produit dont le succès repose sur un calcul écologique trop étroit pour être juste". Au programme d'action de ses quatre co-nominés, Philippe Samyn propose un espace de recherche théorique et pratique permettant de fonder un contexte intellectuel et professionnel plutôt qu'émotionnel, le premier appelant à des solutions évidemment moins simples que le second. En tout état de cause, là encore, la démonstration risque de déstabiliser quelques élus. "La mutation qui s’accomplit - le passage d’une société de l’abondance fondée sur le pétrole à une société de responsabilité écologique – forme une rupture décisive avec le siècle dernier. Globale et locale, cette société se construit sur de nouvelles priorités – une gestion plus durable des ressources – et de nouvelles aspirations – un développement mieux partagé, une civilisation urbaine plus complexe, des rapports mieux réglés entre l’habitat et l’environnement", assure le dossier de presse de Global Award. Le prix 2008 sera remis en septembre à la Villa Savoye à Poissy Hermann Kaufmann, premier lauréat du Global Award, a reçu 25.000€, le montant de ses honoraires 'la maison n°1' de Chanteloup-les-vignes étant fixé à 50.000€. L’ensemble de l’opération Global Award for Sustainable Architecture est financée par l’EPAMSA (Etablissement Public d’Aménagement du Mantois Seine-Aval) et le Conseil général des Yvelines. Il unit des partenaires, dont cinq des plus grands centres d’architecture européens, qui forment le comité scientifique du Global Award****. Christophe Leray * L’ensemble des lauréats se verra confier la construction d'un bâtiment dans chacune des 51 communes associées, au travers de l'Epamsa (Etablissement public d'aménagement du Mantois Seine Aval), au projet Global Award. Ces 51 réalisations constitueront en 2058 "une Collection manifeste, un musée à ciel ouvert de l'habitat de la première moitié du XXIe siècle". Le Comité scientifique est composé en leur sein des personnes suivantes : Lire les autres articles du dossier ' Global Award for sustainable architecture' :
Consulter notre album photo 'L’engagement social d'architectes de pays émergents au défi de la Collection Manifeste'. |
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