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Le cadre modulable de Julien Lecointre et Timothée PoisblaudJulien Lecointre et Timothée Poisblaud (2ème année de Master à l'école d'architecture de Rouen), deuxième prix du concours SABINE*, ont proposé de répondre simplement à la problématique posée sur le développement durable et sur la production d’un nouveau standard d’habitation. Plusieurs boîtes articulées deviennent les contenants d'une vie modulable.publié le 01/04/2010Le projet, en s’inscrivant dans le programme d’aménagement de la ZAC de Fagnières, cherche à être une alternative aux standards pavillonnaires. Il propose ainsi une typologie où les résidus parcellaires issus de l’implantation du bâti, souvent inexploités, seraient intégrés au logement. La maison dispose, par ce principe, de patios. C’est une autre façon d’habiter, générée par l’apparition de nouveaux rapports à l’extérieur, plus intimes que la relation qu’entretient le logement avec son jardin. L’espace intérieur se prolonge sur l’extérieur.
publicité Le logement se compose de deux boîtes évidées articulées par un bloc d’entrée. Ce dernier sépare également les patios entre eux. L’une regroupe les espaces dits de Jour et l’autre, ceux dits de Nuit. Le mot boîte prend toute sa signification lorsque ces espaces de vie deviennent des contenants.
Tout cela participe à la création d’un cadre [de vie] modulable. Afin de rendre ce cadre de vie agréable pour ses habitants, nous comptons sur une bonne isolation (22.5cm entre ossature plus 5cm extérieur), ainsi que sur la possibilité d’éclairer et ventiler naturellement chaque pièce. Les deux boites disposées de cette manière reçoivent un ensoleillement équivalent. D’autre part, une toiture végétalisée participe à la rétention d’une partie des eaux de pluie. L'excédent est récupéré et remployé pour les usages de la maison. La structure de cette habitation, faite d’un assemblage de cadre de bois, a été pensée par la préfabrication des éléments, de manière à réduire les coûts de construction et aussi à diminuer son impact sur l’environnement. La préfabrication induit la notion d’un chantier propre, qui limite la prolifération des déchets engendrés par la construction. Par ailleurs, le bois est, dans une certaine mesure, un matériau recyclable et renouvelable. Avec ce système structurel de cadre, chaque boite est un plateau libre que l’on peut aménager à volonté. D’autre part, un jeu d’agencement d’une ou plusieurs boites permet de produire un grand nombre de typologies d’habitations. Ce type de structure rend le projet une seconde fois modulable. Nous voyons ainsi la maison de basse consommation de 2020 comme un espace agréable à vivre pour ses habitants dont le respect de l’environnement d’un bout à l’autre de sa production est permis par l’emploi de systèmes simples, ne faisant pas appel aux technologies consommatrices d’énergie tant dans leur fonctionnement que dans leur production. Julien Lecointre et Timothée Poisblaud Lire également les articles concernant les deux autres prix : * La seconde édition du salon SABINE (SAlon du Bâtiment Innovant du Nord-Est) s'est déroulée à Reims du 3 au 5 février dernier. Avec 47 candidats, 3 projets primés parmi 17 présentés, le Concours d’Architecture SABINE 'Sweet Eco-Home', placé sous le thème de la 'maison basse consommation de 2020', a remporté un franc succès auprès des étudiants. Le Concours d’Architecture SABINE est en effet réservé aux étudiants (en équipe ou individuellement) des écoles d’architecture européennes. Son but est de récompenser la qualité architecturale d’un projet dans le respect des normes environnementales, le choix et la pertinence d’utilisation de matériaux sains, la capacité du bâti à générer des économies d’énergie tout en tenant compte des contraintes topographiques du terrain. Plaçant l’architecture au service de l’environnement, le projet de la maison basse consommation de 2020 doit s’inscrire sur une parcelle située à Fagnières (51), au sein d’un programme d’aménagement. Le jury, présidé par Lipa Goldstein, architecte parisien, était composé d'Alain Niboyet, architecte du groupe Plurial, d'Olivier Lemont, architecte représentant le CROA (Ordre des Architectes de Champagne Ardenne) et d'Annabelle Royer, architecte-urbaniste au sein de l’ARCAD (Agence Régionale de la Construction et de l’Aménagement Durable). |
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