|
|
Inscrivez-vous à notre newsletter
|
|
|
Des cercles, de la neige et des ballons au FAV 2012Les lauréats du prix du jury du Festival des Architectures Vives est désormais connu. Trois installations ont été primées. Au programme : des cercles invitant à la désobéissance, une première neige très québécoise, et une cinquième façades en ballons.publié le 15/07/2012Lauréate : Julie Biron Julie Biron est architecte indépendante, exerçant à Berlin. Diplômée de l’École d’architecture de Nantes, elle acquiert son expérience dans des agences de Lyon et Paris, travaillant notamment pour Philippe Dubus Architectes, puis rejoint l’atelier 4D Architeken à Berlin en 2008. Forte de ce parcours multiple, elle démarre début 2011 son activité en nom propre. A l’origine de son installation, le désir de mettre en œuvre des méthodes de projet, qui laissent place à l’expérimentation et à la narration. "Ne dérangez pas mes cercles" est une incitation à la désobéissance… La surface des disques est dense et figée, la cour est immobile et silencieuse. Le visiteur s’approche, regarde et hésite. Par endroits le passage semble possible, essayons! En entrant, la surface s’anime soudain: les tiges se balancent, les disques vacillent et ondulent. Les autres visiteurs ont compris et suivent le mouvement, chacun s’aventure au travers de la surface. Ce qui semblait figé et et rigide se transforme en un objet vivant et mouvant, activé par le passage de visiteurs devenus acteurs. Le renversement de la perception du lieu créé la surprise. Les vibrations visuelles et sonores de la surface proposent une lecture de la cour comme “bassin”. L’installation rappelle que l’ordonnancement à première vue dense et complexe repose sur un équilibre fragile.
Collectif d'étudiants, La fourchette est un outil créatif à quatre têtes permettant d’attraper les éléments nutritifs essentiels à l’imagination, afin d’alimenter l’espace collectif architectural. Ils proviennent des quatre coins du Québec et gradueront ensemble en 2014. D’ici là, ils s’entendent bien au moins sur une chose : gaver leur soif d’apprendre et fertiliser le champ de leurs compétences. Leur amour des plaisirs simples les pousse à explorer le potentiel des choses banales, et ainsi, recréer l’émerveillement, extraire l’extraordinaire. L’architecture reste le plat principal mais l’urbanisme et le design sont des assaisonnements incontournables. "Première neige" - Le thème de la surprise a pour le collectif une évocation et une signification unique lorsqu’on l’associe au territoire québécois et à ses quatre saisons. Dans ce contexte, il nous fait découvrir un événement bien propre à l’identité québécoise, la première neige. L’événement se répète immanquablement à chaque année et pourtant la surprise perdure ; la surprise d’ouvrir les yeux sur un paysage transformé, dont les formes s’estompent jusqu’à être recouvertes d’un éblouissant tapis blanc. L’étonnement laisse place à l’envie de sortir dans cette lumière vive, à l’envie de jouer dans cette plaine toute blanche et de s’y frayer un chemin. La neige est alors perçue comme une source de plaisir. Le collectif génère cette surprise dans une cour montpelliéraine en recréant l’éblouissement d’un blanc tapis de neige. La présence de cette couche de neige, pour le visiteur montpelliérain, peut être appréhendée dès son arrivé à la fois comme un plan horizontal, comme un volume et comme un espace.
Samuel Berthomeau et Lucie Mothes se rencontrent sur les bancs de l’Ensap de Bordeaux dont ils sortent diplômés en 2007. Après des expériences parisiennes chez Jakob+MacFarlane, PaulAndreu ou encore PatrickMauger, ils se retrouvent chez BrochetLajusPueyo à Bordeaux. Ces expériences leur permettent de plancher sur des projets de toutes sortes. De la maison individuelle à la commande institutionnelle, de l’équipement sportif à la salle de spectacle, du réaménagement de bâtiment historique aux opérations urbaines de grande échelle, leurs horizons ne cessent de s’élargir. C’est avec l’idée de pluralité et de désir de partager qu’intervient la surprise dans « ByeByeBalloon », en faisant participer le visiteur en tant qu’acteur de l’installation. Il y a interaction directe entre le lieu existant, la création et le spectateur puisque ce dernier est maître de sa contribution au dialogue commun impliquant le résultat final. Le processus évolutif induit par les interventions progressives permet à l’œuvre d’évoluer d’heure en heure, de jour en jour et des visites à intervalles de temps espacés entrainent la surprise d’une perception à chaque fois différente de l’installation et de l’espace de la cour. Laurent Perrin |
Produits
|
|