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Le Syndicat des Architectes des Bouches-du-Rhône présente la Tour Prado, à Marseille (13)Le 31 mars 2009, le Syndicat des Architectes des Bouches du Rhône a présenté, à l’occasion de la pose de la première pierre, la Tour Prado. Située dans un hypercentre actif et vivant, en contact direct avec le grand territoire Marseillais, la Tour Prado n’est pas une simple tour de bureaux, ni un lotissement ghetto pour privilégiés, ni un mono programme à la gloire d’une multinationale.publié le 09/04/2009La Tour Prado est une ville verticale dans laquelle on habite, on travaille, on se cultive et surtout on côtoie ses proches, ses voisins. Elle incarne l’identité Marseillaise, faite de diversité, de collage, de mixité de tissus et de paysages. La Tour Prado est le pari du vivre ensemble d’une ville riche, dynamique, cosmopolite, universelle et devient un lieu multiple, de convergences ; presque une nouvelle tour de Babel sublimant notre mode de vie, notre qualité de vie : le way of life marseillais ! Cette mixité est une nécessité, celle de nos besoins en terme d’équipements, d’habitats, de loisirs... Cette diversité est aussi une mise en scène des cultures locales qui retrouvent, dans la ville de demain, une place et participent à fabriquer cette nouvelle cité !
publicité Elle est à l’image d’un quartier fait de maisons, de bureaux, de cabanons, de bouts de jardins, de boites thématiques, de pavillons, d’équipements ludiques, d’écoles, de morceaux de calanques, de restaurants panoramiques, de lieux de cultes, de friches... Opportunité ? Un simple travelling sur la première partie de l’avenue du Prado permet de constater la rupture urbaine que constitue aujourd’hui le bâtiment du Syndicat des Architectes des Bouches-du-Rhône. Plus qu’une dent creuse, le volume bâti est absent. Cent ans après sa construction, le bâtiment n’est plus à l’échelle de la ville environnante. La question n’est pas tant au regard de l’histoire du Syndicat, l’opportunité de venir remplir ce vide auquel beaucoup de confrères sont attachés comme le paradigme d’une profession se morfondant sur un passé plus glorieux redoutant l’avenir. Aujourd’hui, utiliser ce volume vierge est une occasion pour une institution comme la nôtre, qui a la Cité comme objet, de poser certaines questions, d’élever le débat... Pourquoi aujourd’hui ? Le Syndicat des Architectes est persuadé qu’aujourd’hui, en cette période difficile, que certains voient déjà comme la fin d’une époque, le temps est venu de prospecter l’avenir des Villes, leurs pratiques, leurs développements. Plus prosaïquement, une institution comme la nôtre doit penser à sa pérennité. Son indépendance dans le débat sur l’architecture et la ville passe forcément par une sécurité matérielle. Le vide au-dessus de notre toit est un terrain à conquérir puis à exploiter qui nous permettra d’asseoir notre place. Une ville plus proche ? Nous sommes persuadés que la ville aujourd’hui en a fini avec son étalement sans limite, symbole de l’époque où le rêve de chacun était la villa, le jardinet et le 4x4. La proximité est notre nouveau dogme, rendant les pratiques de la ville plus faciles, plus responsables vis à vis de l’environnement, replaçant l’habitant au sein de la société en le rendant de nouveau acteur et citoyen et non plus seulement consommateur. La densité alors devient la clé d’une approche responsable du cadre bâti. Une densité maîtrisée et non plus subie ; une densité revendiquée loin de toute mauvaise conscience post 'Reconstruction' ; une densité de détails pensés, chirurgicale, adaptée, parcimonieuse à contrario de la densité préfabriquée, systématique, 'Internationale' et faussement symbolique. Une tour, quelle tour ? Le règlement d’urbanisme de la Ville de Marseille oblige sur cet axe 'historique' de construire une dizaine d’étages sur une trentaine de mètres de hauteur ! Un axe traversant toute une partie de la Ville sur cinq kilomètres et faisant près de soixante-cinq mètres de large. Un axe qui est à lui tout seul un véritable catalogue de la forme urbaine marseillaise et de son histoire moderne : de la ville dense du XIXème siècle et ses immeubles de rapport plus ou moins mis en scène à la bastide du XVIIIème siècle en passant par les constructions d’après guerre, des vestiges industrielles, des maisons de banlieues plus ou moins bourgeoises et même quelques cabanons améliorés. Un axe montant topographiquement ; un axe bordé d’immeubles hauts, déjà plus hauts que le règlement ne l’autorise : le grand pavois (100 mètres), le Brasilia (80 mètres), la Cité Radieuse (70 mètres)... Bordant cet axe, le terrain du bâtiment du Syndicat des Architectes des Bouches-du-Rhône est en plus situé au bout d’une perspective nouvelle créée dans les années 1990. Ainsi, la tentation est grande de franchir un plafond administratif qui, vis-à-vis de l’histoire urbaine et architecturale de cette voie, est dépassé. Oui, au Syndicat nous pensons que certains endroits, certains lieux méritent mieux qu’un règlement manichéen, figé et rigide. Dépasser certaines règles, c’est explorer de nouvelles limites architecturales, seulement architecturales, persuadées que l’histoire urbaine de Marseille n’est pas terminée ! Oui, au Syndicat nous pensons qu’il y a certaine évidence urbaine qu’il faut oser affirmer et qu’à l’endroit du bâtiment du Syndicat, un immeuble doit pouvoir aller plus haut. Evitons la course à la hauteur peu responsable, égoïste et souvent ridiculement formelle ; ne rentrons pas dans le débat trop politique sur le retour des tours dans un Paris muséographique. Construire un immeuble haut ici, c’est construire simplement un bâtiment répondant à son environnement urbain ; un immeuble proche des transports en commun, écologiquement responsable, exploitant au mieux la potentialité du volume donné pour rendre sa pratique la plus fonctionnelle. Construire une tour ici, c’est montrer ce que les architectes sont capables de faire de leur ville ! La Tour Prado en chiffres 130 mètres de haut |
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